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La colère

De toutes les émotions, la colère est peut-être celle qui est la plus taboue et celle qui fait le plus peur. Nous apprenons très tôt que c'est mal de se mettre en colère, qu'il faut la dominer ou la refouler. Mais ce que nous n'avons pas compris, c'est qu'en la refoulant, cette énergie accumule sa puissance et lorsque celle-ci ne peut plus être contenue, elle sort souvent de manière explosive et incontrôlée.


Et pourtant, dans l'échelle des émotions (de l'AGFLAP), la colère est une bonne nouvelle ! La colère veut dire que nous sommes sortis de l'apathie, du chagrin, de la peur, que nous avons dépassé l'envie  et que nous sortons de la conscience d'esclavage. Je me souviens de l'Abbé Pierre qui disait que la colère était positive. Il l'a peut-être exprimé avec des mots et des images différentes mais, oui, la colère est un état d'évolution plus élevé que l'apathie, et en cela, elle est positive car elle est l'expression de notre ego qui sort de" l'état apathique" révélé par les émotions apathie-chagrin-peur, qui s'appuie pour sur l'envie pour se diriger vers l'état de "faire apathique" puis de "faire", de "faire-être" pour finalement arriver à juste "être".


Alors, est-ce que cela veut dire que la colère est bien ? La colère n'est ni bien ni mal, c'est une étape vers la reprise de son pouvoir et les retrouvailles avec notre Être infini.


Voici ce que Lester Levenson disait à un groupe d'élèves lors d'un séminaire en 1984 :

"Cette intensification des problèmes nous donne le sentiment de reculer, mais ce n’est pas le cas. Ce qui se passe, c’est que nous nous sommes élevés à un niveau où nous pouvons mieux nous exprimer extérieurement, alors, nous exprimons nos problèmes dans le monde plutôt que de les garder dormant dans notre subconscient. De ce fait, il peut sembler que les choses sont pires.

 

A l’opposé, lorsque nous sommes dans un état d’apathie, il nous est difficile de nous exprimer et il nous est difficile d’agir extérieurement. Alors, nos problèmes peuvent paraître moindres mais la vérité, c’est qu’ils sont cachés. Ils tournent en rond dans notre mental et, de ce fait, ils ne s’extériorisent pas, et ils ne se matérialisent pas dans le monde. Cela peut paraître mieux, mais en réalité, il est alors impossible de trouver des solutions.

 

Lorsque nous commençons à nous élever au-delà de ce stade d’apathie, en même temps que nous acquérons plus de capacité à agir dans le monde, nos problèmes commencent à s’y manifester extérieurement. Comme je l’ai dit, au début, on peut avoir l’impression que le monde s’écroule sur nous. Mais en réalité, c’est un signe d’évolution, de croissance, un signe que nous nous sortons de l’état apathique pour nous élever dans l’état de l’action. J’appelle cela l’état de “faire apathique ” parce que lorsque nous entrons dans cet état de “faire apathique“, nous commençons à agir malgré nos tendances apathiques et agitées. Bien-sûr, lorsque nous sommes dans cet état, nous devenons destructeurs pour le monde et pour nous-mêmes, de manière ouverte ou expressive. Mais il est important de savoir que cet état de “ faire apathique” est plus élevé que celui de “non-faire apathique”.

 

Le stade au-delà du “faire apathique” est celui du “faire” dans lequel nous sommes autant constructeurs que destructeurs. Élevez-vous d’une étape, et vous arrivez dans l’état de faire-être où vous êtes essentiellement dans l’action et seulement constructeurs. Lorsque vous vous élevez encore au-delà de cet état, vous entrez dans l’état “d’être” – vous n’avez pas à faire, juste à “être”."


Alors, la colère est-elle mal ? Non, bien-sûr ; ce qui est important, c'est de la comprendre, de ne pas rester coincé et esclave de la colère, de ne pas la retenir comme seul moyen d'expression ou d'exister.


Dans son livre "Mode de vie quantique", Frank Kinslow raconte qu'il a eu une jeune femme en stage dont la sœur était du chauffeur du Dalai Lama. Elle avait une question qu'elle se retenait de lui poser depuis longtemps, et le Dalai Lama l'ayant deviné, l'a invitée à poser sa question. Elle voulait savoir si celui-ci ressentait parfois de la colère, ce à quoi il a répondu : "Bien-sûr que je ressens de la colère, mais je ne la retiens pas."


Et voilà ce que nous devons apprendre à faire avec chacune de nos émotions : ne pas les retenir ! Lorsque nous apprenons à libérer nos émotions sans le faire de manière chaotique ou destructrice pour nous-même ou pour le monde, nous pouvons nous élever dans des sphères où nous retrouvons enfin notre véritable puissance, à l'intérieur de nous, dans notre centre, et nous pouvons ensuite la laisser œuvrer dans le monde au travers de l'amour. Nous pouvons alors regarder le monde sans attachements et sans aversions, et nous sommes libres.

Avec Amour


Le Pouvoir en Soi est un séminaire conçu pour apprendre à libérer nos émotions.











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